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Le cahier de brouillon de Joe Krapov
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30 juillet 2017

ECRIRE à RIMBAUD ? 2, Marionnettes

DDS 466 cardinal

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier »

Je te fais grâce de cette chansonnette d’un chanteur pré-nommé Christophe. Celles et ceux qui l’aiment prendront le train de M. Youtube pour aller l’écouter si ça leur chante.

Cette semaine, l’image de départ me ferait dire plutôt ceci : Après «Fanfan la Tulipe», «Les Trois mousquetaires» ?

170712 265 106

Il faudrait que je le revoie ce film de Bertrand Tavernier, «La Fille de D’Artagnan». C’est Sophie Marceau qui tenait le rôle. Est-ce-là que Claude Rich jouait Mazarin ? Y était-il un « cardinal bien tapé » comme le dit la légende de la photo ci-dessus ? Un coup d’œil à Wikipédia me répond que non, que c’est au théâtre dans « Le Diable rouge » qu’il a tenu ce rôle et y a excellé.

Mais revenons à la « superbement idiote entre les petites villes de province », Charleville-Mézières ou Charlestown comme tu la nommais toi-même sans prévoir que tu reviendrais y danser de douleur un autre charleston beaucoup moins drôle pour ton chant du départ.

Il y avait de très beaux mousquetaires au Musée de l’Ardenne dans l’exposition temporaire consacrée aux marionnettes du Nord de la France et de la Belgique proche. Il y avait aussi de magnifiques trésors théâtraux dans les deux salles dédiées de la collection permanente.

Je sais, personnellement, de longue date, les liens de Charleville avec ces figurines dont on tire les ficelles – ou dans lesquelles on met les doigts, ce qui est, avouons-le un peu dégoûtant (ou pas) -. J’ai connu au début des années 1980 une dame qui occupait son temps libre à dresser la liste de tout ce qui avait été écrit de par le monde concernant Pinocchio, Guignol, le Gendarme et consorts pour les montrer dans le petit castelet. C’est elle qui m’a appris l’existence du Festival mondial des théâtres de marionnettes. Peut-être viendrons-nous y assister un jour de folie !

170710 Nikon 039

Le temps me manque ce jour pour explorer plus avant les liens potentiels entre tes œuvres et cette spécificité festivalière locale. A part le fait que pour une marionnette aussi « je est un autre », que, pour la faire parler et bouger il faut être résolument ventriloque plutôt que absolument moderne, habile manipulateur plutôt que fleuve impassible, à part ta phrase disant que «la vie est la farce à mener par tous» je ne vois rien qui te lie plus que ça, mon cher Arthur, au théâtre et aux figurines à bouche immobile, même si tu as dû, comme tout le monde, croiser des pantins à Pantruche et des guignols à Charlestown !

Mais revenons au cardinal tapé qui m’interrompt. « Et Dieu dans tout ça ? » me demande-t-il en s’étonnant que je n’ai pas encore écrit les deux mots « pourpre cardinalice » qui brûlent le bout de mon stylo depuis que j’ai entamé l’écriture de cette deuxième lettre. J’adore connaître des mots qu’on n’utilise jamais !

Eh bien, Dieu… Mon Dieu, comme c’est drôle ! C’est Isabelle la catholique… (Si, si, Dieu est une femme !)… Excusez-moi, cardinal, je vous réponds mais en m’adressant à Arthur !

C’est Isabelle Rimbaud, ta très catholique sœur, qui t’a, paraît-il ramené à lui ou L’a ramené vers toi dans tes derniers moments. Tout cela est décrit en long et en large dans l’exposition au 2e étage de ton musée dans le vieux moulin sur la Meuse. On voit même des photos d’elle et des portraits réalisés par son mari, le peintre Paterne Berrichon. Paterne Berrichon ! Tu parles d’un blaze ! Pourquoi pas Baderne Perrichon comme tu aurais pu le rebaptiser avec insolence.

- Qui vous êtes, vous ?
- Baderne Perrichon, je suis le beauf d’Arthur.
- Avec un nom pareil, vous devez beaucoup voyager, non ?
- Non, c’est lui, surtout, qui marche ! Enfin, qui marchait !

170712 265 012

Mais ne soyons pas méchants. Ce couple n’est pas pour rien dans ta célébrité et ta gloire posthumes.

J’ai quand même des doutes, Monsieur le cardinal dont j’ai toujours garde, sur le sens de tout cela. Un musée consacré à un ado fugueur, à un poète génial, à un marchand d’armes et à un moribond unijambiste ? Et un autre où l’on trouve deux pièces pleines de vitrines emplies de marionnettes ? Quel rapport entre les deux sinon que pour un prix modique, 5 euros en 2017, on peut entrer dans les deux ainsi que dans la maison des Ailleurs où Arthur a vécu de 1869 à 1875 et passer quelques heures à être émerveillé par le passage des hommes dans le travers du temps, par ce qu’il en reste après coup, un plan de Vienne déchiré, un portrait du roi Ménélik, une lance mérovingienne, une légende du temps de Charlemagne, celle des quatre Fils Aymon, racontée par un grand automate, place Winston Churchill à chaque heure que Dieu fait sonner en posant la grande aiguille sur le douze.

Aucun rapport, entre tout ça. Ou si, un seul : Charleville-Mézières, c’est comme le Harrar, il faut le voir pour le croire

***

Et puis ce matin au réveil, illumination ! Illumination !

Je l’ai retrouvé dans mon hypermnésie galopante le lien entre la famille Rimbaud et le théâtre ! Je viens de scanner l’image pour la partager. Riez, amies lectrices ! Préparez-vous à rire, amis lecteurs. A Riez, charmant village de Provence où nous avons passé nos vacances à l’été de 1987, j’avais photographié, dans le paisible et joli cimetière cette tombe-ci, celle de Hamlet Rimbaud !
Etonnant, non ?

Amitiés et bon vent à toi, Arthur qui as cessé de battre la semelle !

DDS 466 Hamlet Rimbaud

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28 juillet 2017

ECRIRE A RIMBAUD ? 1, Tulipes

170715 Nikon B 012

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

«En avant Fanfan la Tulipe
En avant, La Tulipe, en avant !»

Comment puis-je nommer autrement que «Poésie» ce dérèglement de tous mes sens qui va me faire écrire, partant d’une photo de tulipes, sur Gérard Philipe, les Choeurs de l’Armée rouge et le cimetière marin de Sète ?

«Alchimie du verbe » ? Le Défi du samedi, depuis de nombreuses années déjà, nous incite à mélanger les nôtres avec des adjectifs et des noms propres (ou pas), ce sous la houlette d’un chimiste en chef promu depuis peu expert en «éprouvettes» (ou alors c’est moi qui fatigue !).

DDS 465 affiche Fanfan la tulipe

«Yoyotage de la touffe» ou «Alzheimer précoce» ? Peut-être ! Ces résurgences de  «pop culture» qui me taraudent et qui m’occupent te feront, sans doute aucun, une belle jambe à toi qui dors sans l’une et même sans étoiles sous la terre de Charleville.

C’est donc bien l’interprète du «Fanfan la Tulipe» de Christian-Jacque, le sieur Gérard Philipe, que cette photo de tulipes m’évoque en passant par le biais de la chansonnette introductive d’Emile Debraux, pondue en 1819.

J’ai dû voir ce film quand j’étais enfant et cela ne rajeunit personne. La télé était en noir et blanc, le film aussi et la vie en sépia ou, au mieux, en couleurs de Polaroïd. Pour les gens de ma famille ce Gérard Philipe était déjà une icône de la même manière que toi, mon Arthur sans saisons ni châteaux, tu en es une pour moi.

Il y avait à la maison le disque 33 tours du «Petit prince» sur lequel le plus admirable des acteurs prénommés Gérard prêtait sa voix à l’avia-narra-teur tombé en panne dans le désert et à qui Georges Poujouly demandait : «S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ?».

DDS 465 Le Cid

Quelques années plus tard nous l’avons retrouvé en Cid campeador dans le Petit classique Larousse de la classe de 6e ou 5e et son portrait dans ce costume positionnait beaucoup plus haut dans nos esprits, par-dessus la guerre froide et les «Ôte-moi d’un doute », la grandeur de la littérature et du théâtre classiques.

On aurait sans doute pu nous donner encore à voir «Le Rouge et le noir» et «Le Diable au corps» mais entre-temps la musique yéyé, les duels Anquetil-Poulidor, la rivalité Stones-Beatles, Astérix et les héros de«Pilote mâtin quel journal» étaient arrivés et ça nous intéressait aussi. C’est ça, la pop culture : c’est ce qui te détourne de la littérature et de la réflexiture.

Chez nous Gérard Philipe était surtout «un camarade». Un des «copains» de mon grand-père à l’instar d’Aragon, Picasso et Jean Ferrat et de ceux qui ont suivi, comme tu le fis toi-même pendant la Commune de Paris, le rêve d’un Homme résolument moderne voire nouveau. Pour ma part je ne mets pas de majuscule à «homme» et j’ai toujours préféré l’antique !

J’ai bien repensé à cette époque-là l’autre jour en cherchant sur Internet les paroles forcément bretonnes et les accords heureusement simples du premier tube d’Alan Stivell, «Tri Martolod yaouank». C’est que je suis tombé alors sur cette vidéo-ci et je me suis trouvé très heureux de ce partage inattendu de langues, de musiques et de culture populaire entre ces Russes et ces Bretons-là, réunis pour le plus grand plaisir de mon seul et unique neurone. 

 

DDS 465 fanfan

De la même manière ce sont des camarades roumains qui m’ont permis de remettre la main sur cette bande dessinée-là, qui paraissait dans un journal de la même famille d’utopistes, où Gaty et Nortier avaient redonné à Fanfan la Tulipe les traits de Gérard Philipe.

Comme je pense tout à coup à Claude Rich qui vient de disparaître et que j’aimais bien aussi depuis «Je t’aime, je t’aime» d’Alain Resnais, et en me rappelant également une autre icône de ce temps-là, le cosmonaute Youri Gagarine, j’en viens à me demander comment il se fait que certaines personnes ont cette aura si particulière, cette humanité sans fanfaronnade, ce sourire charmant et ce pétillement dans le regard qui nous les rendent si proches de nous et, à jamais, aimables ?

Je suis retourné récemment dans le village où tous ces souvenirs d’enfance avaient, autrefois, statut de réalité ambiante. Comme je m’y adonnais à des travaux de peinture de porte et que dans la pièce à côté un reportage télévisé sur la ville de Sète était diffusé, je me suis interrompu pour aller admirer des images paisibles du cimetière marin de cette cité. Je me suis dit que j’irai un jour saluer l’oncle Georges qui chantait à l’époque de «Fanfan» et de «Lorenzaccio» ses gaudrioles uniques, poétiques et essentielles.

Si je passe un jour à Ramatuelle, j’irai saluer Gérard Philipe. Je déposerai peut-être une tulipe sur sa tombe ? Pas sûr. C’est que je ne suis pas très doué en matière de recueillement mélancolique. A ce propos d’ailleurs, mon cher Arthur, je suis désolé de n’avoir pas fleuri ta demeure dernière. Je ne suis pas du genre à jeter des fleurs aux gens qui sont toujours vivants en moi.

Mais le cœur y est !

DDS 465 gerard-philipe-le-cid-1305Bon vent à toi !

 

P.S. 1 : Réponse supposée d’Arthur :

- Et la tombe de Gina Lollobrigida, Joe Krapov, elle sent la mozzarella ?
- Désolé, Arthur, cette dame est toujours vivante !

P.S. 2 :

Dérèglement de tous les sens ? Dérèglement de tous les sens ? En consultant Wikipédia je découvre un autre lien surprenant entre Arthur Rimbaud et Gérard Philipe : tous les deux sont décédés à l’âge de 37 ans !

21 juillet 2017

LE MYSTÈRE DE LA SPHINGE À BARBE

DDS 464 sphinge à barbe

Nous n’aurions pas dû être surpris. Les temps sont jupitériens, les foudres de guerre courent les rues et nous avions planté notre tente au pied du mont Olympe.

Pas étonnant dès lors que nous fussions arrêtés chaque jour, au bout de la passerelle qui mène à la ville, près du vieux moulin à eau, par cette créature mythologique bigrement questionnante. Par référence à l’histoire complexe d’Œdipe et du fait que ce bestiau nous posait chaque jour une énigme différente autant que stupide, nous l’avions baptisé « sphynge à barbe ».

Comme aurait dit Totor Hugo :
« C’était un haut-relief de l’armée en déroute,
Corps de chien, tête d’homme, allure de douanier
Il piochait sa question dans un petit panier
Et au retour, cruel, il nous barrait la route
Pour obtenir réponse à ses absurdités.

Si l’on répondait faux, avec des crudités
Et d’autres condiments, la bête promettait
- Tous les voleurs de feu font ainsi des serments -
De nous avaler goulûment ».

 

170715 265 051

1er jour, 1ère question :

- Comment appelle-ton les habitants de Charleville-Mézières ?

Ça, je m’en souvenais pour avoir déliré récemment sur ces noms improbables que l’on nous fait porter du fait de la naissance ou de la domiciliation :

- Les Carolomacériens !

- C’est bon, passez ! a dit la bête.

 

170713 265 0412e jour, 2e question :

- Pourquoi n’y a-t-il que dix bateaux dans le port de plaisance de Charleville-Mézières ?

Pas de bol, ma barbue ! En vacances je lis le quotidien local. Ici il s’appelle « L’Ardennais », il est bien documenté et remonté contre les absurderies de la mairie.

- Pour entrer dans le port les bateaux doivent passer sous une passerelle piétonne. La hauteur maximale des bateaux étant limitée à trois mètres la plupart d’entre eux doivent faire demi-tour et stationner ailleurs que dans le bassin prévu à cet effet.


170712 265 0363e jour, 3e question :

- Quel est le plus célèbre des natifs de Charleville-Mézières ?

- Trop fastoche ! Tu déconnes ou quoi, Madame Sphinge ? Pourquoi crois-tu qu’on soit venus ici ? Pour sea, sex and sun ? Pour le duc de Gonzague ? Pour Boris Ravignon ? C’est bien sûr Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud. Son musée est très beau, sa maison des ailleurs très sobre mais alors, le pauvre gars, s’il voyait ce que les marchands du temple ont fait de son effigie ! Entre la Rimbaud’tech, incubateur d’entreprises innovantes, Hair com Rimbaud, coupeur de cheveux et la cuvée d’Arthur, bière et limonade, y’a comme dirait Souchon de la récup’ dans l’air !


4e jour, 4e question :

- Pourquoi Rimbaud est-il parti en abandonnant tout ?


- Parce qu’il est comme nous : il aime bien Charleville mais… z’hier ! Parce qu’à force d’entendre tous les quarts d’heure le carillon de la mairie entonner le « Chant du départ » de Méhul ben ça ne donne pas d’envie de rester, Ursule ! Parce que les fêtes nocturnes des kékés locaux avec musique à fond et claquements de portières jusqu’à cinq heures du matin juste à côté du camping, ça ne donne pas très envie de revenir, Olympe !

 

170713 265 075

5e jour, 5e question :

- A quelle heure sera tiré le feu d’artifice local ?

- A 22 h 40 selon l’Ardennais ; à 23 heures selon le bulletin municipal ; à 10 h 20 selon la police qui divise tout par deux dès qu’il s’agit de compter. C’est l’Ardennais qui a dit vrai mais, en raison de ce je viens de dire au sujet des noctambules carolomacériens, après les Illuminations suit une Saison en enfer !

Je vous fais grâce des autres question de la femme à barbe. Ou pas, tiens !

- Oui c’est bien au Belgium coffee snack qu’on déguste la meilleure carbonade de France et de Navarre.

- Oui, c’est bien un labyrinthe qu’on trouve entre Gernelle et Rumel mais vous vous attendiez à quoi en longeant le ruisseau « L’Infernal » ? A un sentier de randonnée balisé en bonne et due forme ? Ils ne sont pas fous, ces Ardennais ! Ils ne vont quand même pas bosser pour attirer chez eux des touristes autres que les Néerlandais de passage !


170715 265 010- Oui c’est bien le sanglier qui est l’emblème de la région, enfin, du département !


- Oui, il est bien fait mention d’une partie d’échecs dans la légende des quatre fils Aymon racontée à l’horloge du grand marionnettiste. Mais nous n’y sommes pour rien si elle est restée coincée au tableau douze le samedi soir !


- Oui, il y a bien un comité anti-éoliennes au pays de l’homme aux semelles de vent !

Au bout de la semaine d’interrogation des Krapov, la bête est restée sur sa faim. Nous on avait comblé la nôtre avec bonheur : croisière sur la Meuse, ascension de la crête au-dessus de la boucle de la Meuse à Monthermé, tour du lac des Vieilles forges, dégustation de bières locales, visite du très beau Musée des Ardennes…

Si elle avait voulu, la mystérieuse sphinge à barbe, elle aurait pu nous dévorer dès le premier jour. Il lui suffisait de demander : « Qui suis-je ? ».

A l’heure actuelle, je n’ai toujours pas trouvé, entre gorgone, méduse, phœnix et hydre de Lerne où je pourrais classer cet animal hybride. Sphinx égyptien, peut-être ?

Au secours, Miss Map ! De ne pas savoir me ronge ! Je suis comme ça !

Ô saisons, ô chateaux !
Quelle âme est sans défauts ?

170709 Nikon 066

2 juillet 2017

LA CLEPSYDRE ET LA PHONIATRE (genre de S + 7)

DDS 462 clepsydreLa Clepsydre, ayant chuinté
Tout l'étiage
Se trouva fort dépitée
Quand la bonde fut venteuse :

Pas un seul petit morceau
De mouillage ou de verseau.

Elle alla crier fatigue
Chez la phoniatre sa dealeuse,
La priant de lui prêter
Quelques gouttes pour susurrer
Jusqu'à la scansion nuptiale.

- Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'aube, foi d'appareil,
Interphone et proverbial.

La phoniatre n'est pas princière ;
C'est là sa morne dégaine.

- Que feuliez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à l’émulsionneuse.

- Nuit et jour, à tout vibrant,
Je chuintais, ne vous déplaise.

- Vous chuintiez ? J'en suis fort aise !
Et bien ! Dentalisez maintenant !

Plaque_perec (christophe Verdon)
Cette plaque est une oeuvre de Christophe Verdon

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