Le jour où Célestine sera l'autoritaire ministre de l'Éducation nationale d'un gouvernement dictatorial et si, de mon côté, je suis devenu ministre de la Culture, j'imposerai le port du nez rouge à tous les hommes politiques !
Mais ce jour là on sera vraiment devenus une "crazy republic" !
1. Pas facile pour une mère, de vivre avec le fantôme de son fils, Sharma, disparu trop tôt !
2. La vie continue pourtant. En compagnie de sa fille Samantha, du mari de celle-ci, Ludovic, et de leur bébé tout récent, Bigorneau, Mamita s’en vient passer la Noël chez sa bru Marinette, mère de la très délurée et très sensible Mirabelle.
3. Le fantôme de Sharma est toujours présent dans cette maison. Dans la cuisine…
4. … dans le séjour, près du sapin, devant les tableaux.
5. Maintenant, Marinette s’est enfin mise à la cuisine.
6. Il y a toujours le piano sur lequel Sharma jouait, composait, faisait chanter Marinette et Mirabelle.
7 . Justement les relations entre la mère et la fille ne s’arrangent pas.
8. C’est sûrement à l’enfant de douze ans que l’absence du père est douloureuse à l’extrême.
9. Le portrait de Sharma en père de famille bricoleur orne le dessus du piano.
10. Mamita a les gestes qu’il faut pour calmer Mirabelle après la dispute. N’est-elle pas une « belle »-mère ?
11. La vie continue. Mirabelle a elle aussi la passion de la musique. Samantha et Ludovic ont rendue Mamita grand-mère une seconde fois. Ce bébé promet plein de choses lui aussi. Il est l’heure qu’on aille le mettre au lit.
12. Mais l’’harmonie soudainement retrouvée dans cette maison, peut-être grâce à la musique composée par Sharma, Bigorneau veut en profiter. Il a fallu qu’on aille le rechercher dans sa chambre où il ne voulait pas s’endormir.
13. Il est 23 h 30 au clocher de l’église. Sharma aurait aimé voir tomber la neige à Noël.
***
Il s’agit d’une œuvre collective à constituer. Vous êtes chargé·e de transformer le scénario ci-dessus en une nouvelle littéraire.
C’est le personnage de Mamita, la grand’mère, qui raconte toute cette suite d’événements d’un moment familial. C'est donc un« je » qui raconte un ou plusieurs des épisodes que le hasard vous a attribué(s). Il faut être le plus précis possible dans vos descriptions et dans la psychologie que vous prêterez aux différents personnages.
Pour l’écriture en ligne, choisissez ce qui vous inspire dans les treize situations et faites de même. Racontez-en autant que vous le souhaitez. Vous pouvez aussi donner le point de vue de Mamita sur l'ensemble des treize images. Gardez à l’esprit que le résultat final sera publié SANS LES IMAGES (ou sans ces images-là) !
Ce chapitre 4 est le dernier de cette série qui nous a bien plu.
Je m’appelle Benjamin, paraît-il, mais on dit aussi « Bébé » ou « Bibi » ou « Bigorneau ». Je suis un nouveau-né. En ce moment je découvre le monde dans lequel je vais vivre.
1
Aujourd’hui : la neige
2
Une nouvelle maison
3
Voilà une dame qui est l’épouse du frère de ma maman. Il faut que je l’appelle « Ma tante » ou « Tata » ou « Tatie ». Je n’ai rien compris du tout à ce charabia !
4
Elle a de jolies lèvres qui sont venues se poser sur ma joue. C’est doux.
5
L’animal qui sort du tableau quand on fait « kling » sur un verre s’appelle « un chien ».
6
Maman est herbivore : ça veut dire qu’elle met de l’herbe dans sa bouche. Pour quoi c’est faire ?
7
Moi je préfère l’histoire de « Il tétait une fois dans l’Ouest» !
8
Elle c’est ma cousine mais elle ne s’appelle pas Bécassine. Mirabelle en fait. Quoi ? Il est déjà l’heure d’aller au lit ? Hé Ho ! On n’est pas à l’EHPAD, ici !
9
Lui c’est Papa. Qu’est-ce qu’il veut que je fasse avec cette peluche verte et jaune ? Et pourquoi on me met en prison tous les soirs ?
10
Tous ces gens sont fatigants et je m’endors. Je rêve, à ce qu’il paraît ! Quand je ferme les yeux, je continue de voir des choses bizarres. Ce soir je prends le thé avec deux fous. Lui c’est le coq Macaron et elle c'est la Vache Ursula !
11
Il n’y a pas moyen de dormir dans cette nouvelle maison : la tante et la cousine ne font rien qu’à se crier dessus. Je braille plus fort qu’elles pour exiger le silence
12
Papa vient me chercher et me redescend au salon. Je vais pouvoir assister à la castagne.
13
En fait il n’y a plus que Maman qui « joue du piano ». J’adore entendre ça. En plus il y a un bel objet doré qui brille. Pour un peu, si elle se met à jouer la berceuse de Brahms, je crois que je vais m’endormir tout à fait satisfait de cette nouvelle journée.
Après ils pourront faire tout le boucan du monde et se dire ce qu’ils veulent sur le coup de minuit. Moi, quand je roupille, je roupille !
AEV 2425-30 Quatre réveillons de Noël. 2, Ce qu’en dit Mirabelle (Séance du 27 mai 2025)
1. Mirabelle est dans sa chambre. Jette-t-elle des sorts ?
Dirige-t-elle un orchestre imaginaire ?
2. Elle sort affronter le monde…
3… même s’il est adouci par la neige qui tombe au-dehors. On a sonné. Elle ouvre la porte, fait bon accueil à l’oncle Ludovic, la tante Samantha, leur bébé Bigorneau, son cousin germain, et à Mamita, leur grand-mère commune qui l’est moins qu’on le croit...
4…. car elle arrive les bras chargés de cadeaux.
5. Pour Mirabelle, ce sera une chaîne dorée au bout de laquelle…
6. … pend une montre à gousset. Mais c’est l’heure de l’apéritif...
7. … et puis on passe à table
8. Après le plat de résistance, Samantha accompagne au piano Marinette qui chante. La tristesse envahit Mirabelle au grand dam de Mamita.
9. Elle quitte la table en pleurant…
10. ... va sécher ses larmes près de la cabane au fond du jardin.
11. Et puis c’est le dessert, un joli fraisier tout garni d’accident dans l’air.
12. Mirabelle se prend un savon aussi maternel que monumental.
13. Heureusement reste la musique. Elle peut enfin jouer du piano. Il est 23 h 20 ou 3 h 55 sur cette montre à gousset. Marche-t-elle encore seulement ? A un rythme tout à fait personnel ? Et Bigorneau, pourquoi n'est-il pas au lit ?
1. C’est le soir de Noël. Il neige sur la petite ville qu’habite Marinette. Les invités sonnent à l’entrée du pavillon.
2. A l’intérieur Marinette est aux fourneaux. C’est donc Mirabelle, sa fille de douze ans, ado accro au téléphone portable, qui va ouvrir la porte.
3. Échange de bises de Marinette avec sa belle-sœur Samantha accompagnée de son mari Ludovic et surtout de leur adorable bébé que Mirabelle a surnommé « Bigorneau ». On ne la voit pas sur l’image mais la belle-mère de Marinette, maman de Samantha, Mamita, est aussi de la fête.
4. Tout le monde a pris place dans le salon. C’est champagne pour l’apéro. Mirabelle a replongé dans ses applis. On voit que Mamita est d’origine indienne.
5. C’est l’heure du plat de résistance. Marinette amène sur la table un plat fumant.
6. Le bébé a faim. Samantha reste à table pour lui donner la tétée. Mirabelle semble contrariée par la durée de ce repas familial… ou par autre chose.
7. Tandis que Ludovic monte coucher le petit Bigorneau Marinette invite Samantha à jouer du piano.
8. Les deux femmes chantent pendant que Mamita amène les assiettes pour le dessert. Il y a un cadre sur le dessus du piano.
9. Ludovic est redescendu. En compagnie de Mamita, il applaudit Samantha qui les salue en s’inclinant comme le font les artistes. Marinette, restée devant le cadre, verse une larme.
10. On retourne à table pour le dessert. Marinette amène depuis la cuisine un magnifique fraisier. Mirabelle est retournée à son smartphone au bout de la table.
11. Mon Dieu ! Marinette a trébuché. Le gâteau n’est pas tombé sur le sol mais elle s’est écrasé la figure dans un coin de la pâtisserie posée à temps sur la table .
12. Devant les invités effarés, la mère et la fille règlent leurs comptes. C’est violent.
13. Marinette à bout de nerfs est sortie pleurer sous la neige au fond du jardin. Samantha lui amène sa part de gâteau. Joyeux Noël quand même !