Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le cahier de brouillon de Joe Krapov

Publicité
6 janvier 2012

VŒU PIEUX (Joe Krapov)

- Ce qui serait bien, en 2012, ce serait que j’arrête d'éventiller mes mélanpyres aux lophobranches du Défi du samedi. Je crains qu’à la longue je ne finisse par plamotter l’opoponax à tout le monde !

- C’est raté, t’as encore posté !

- Zut ! Je nettoyais ma cannetille et le coup est parti tout seul ! Tant pis, ce sera pour l’année prochaine !

DDS 175 111226 B 068

Bonne et slictueuse borogove 2012 quand même !

Publicité
5 janvier 2012

Les chants désespérés sont les chants des plumeaux (Joe Krapov)

Refrain 1

C’est toujours le lendemain
Que le mot d’esprit me vient

C’est fou, c’est fou à lier :
J’ai l’esprit de l’escalier

 

MIC_2012_01_02_Vache

 

Couplet 1

Une vache dans un couloir
Je la raterais tout autant
Qu’un éléphant
Dans l’isoloir

Ce n’est pourtant pas sorcier
De meugler sur le palier :
« Celle qui montera chez moi
Y faire corr-idor-ida
Je crois qu’elle n’est pas encornée ! »

 

 

 

Refrain 2

C’est toujours le lendemain
Que le mot d’esprit me vient 

C’est fou, c’est fou à lier :
J’ai l’esprit de l’escalier

Ca me filerait même des crampes
Si j’n’avais l’esprit de la rampe

 

MIC_2012_01_02_P_re_LustucruCouplet 2

C’est comme la semaine passée :
J’ai oublié d’envoyer
Ce p’tit poème inédit
Que j’viens d’écrire ce jeudi :

« L’eusses-tu cru Lustucru ?
Tes pa-pâtes aux œufs crus
Jetées dans la marmite
Leur volume a tant cru
Que tout a débordé,
Un tsunami, limite,
Ou bien la Loire en crue.

Et sans attendre plus,
Lustucru Lucullus
Nous avons entamé ce civet de matou
                                         Que l’amère Michelle
                                        Retendant son écuelle
                                               Trouva « pas mal du tout ».

 

MIC_2012_01_02_NestorRefrain 3

C’est toujours le lendemain
Que le mot d’esprit me vient 

C’est fou, c’est fou à lier :
J’ai l’esprit de l’escalier 

Les pieds pris dans le tapis
Parfois je me tends des verges
Pour battre ma pomme d’api :
Je suis con comme un concierge !

Ce n’sont pas des bruits d’couloir,
Ca me fait broyer du noir,
Devenir chauve de désespoir :
J’réagis toujours trop tard !

30 décembre 2011

MEDITATIONS DE PEAUX-ROUGES (Joe Krapov)

DDS174_indiens_1- Hiawatha le petit Indien !

- Petit Caniche, l’ami de Chick Bill et des ineffables Dog Bull et Kid Ordinn de Tibet !

- Moins connus, L’Apache dans Teddy Ted de Lecureux et Forton et Loup Noir de Kline qui dessina auparavant « Davy Crockett contre les hommes-loutres ».

- Dans le Journal de Tintin il y avait Yakari de Derib et aussi la Tribu terrible mais j’ai oublié le nom de l’auteur. 

- Gordon Bess. Il y a aussi Géronimo. Pas l’opération, le chef.

- Aigle noir ? Cochise ? Sitting Bull ? Taureau assis ? Pocahontas ? Oum Pah Pah ?

- "Le dernier des Mohicans" de James Fenimore Cooper.

- C’est quand même relativement maigre à côté de cet héritage-là : Buffalo Bill, Billy the Kid, Wyatt Earp, Jessie James, le général Custer, Tom Mix, Hopalong Cassidy, Pecos Bill, Jerry Spring, le lieutenant Blueberry, les frères Dalton, Calamity Jane, Lucky Luke, Les Tuniques bleues et tous les personnages interprétés par John Wayne et Gary Cooper au cinéma.

- Que du beau monde ! Une belle bande de fripouilles, en fait ! On ne leur avait rien demandé à tous ces chercheurs d’aventure de la vieille Europe. C’était chez nous ici, on vivait tranquilles, de pêche et de chasse.

- C’est bien la preuve : celui qui gagne la guerre réécrit l’histoire à sa sauce. Il réinvente le récit, il le ressasse et le ressert  jusqu’à ce qu’on  en perde le sens.

- Il y a une théorie qui dit que l’homme rouge n’est pas assez entré dans l’histoire mais on a le droit de n’être pas Dakar avec cela.

- On s’en fichait, nous de l’histoire. On vivait des produits de la nature.

- Mais eux, chasse le naturel, il revient au mégalo ! Nous sommes des gens réservés et c’est dur désormais de sortir de notre réserve. Surtout depuis que Freud a décrété que le totem est à bout.

- Freud ? Cet homme-médecine-là n’a jamais réussi à faire tomber la pluie !

- Ou alors notre erreur c’est de n’avoir rien compris au show business. C’est ce que dit l’aphorisme de Zizi Jeanmaire : « La place des plumes n’est certainement pas sur la tête du chef indien. Imaginerait-on un président de la République ayant pour couvre-chef un suppositoire ?

- Dis donc…

- Oui ?

- Le type, là, près du banc. Regarde un peu ce qu’il fait !

DDS174_indiens_2

Le spectacle peut effectivement sembler déroutant. Profitant du fait qu’il n’y a personne dans ce jardin public, Augustin Dieu a posé sa cape, sa canne et s’on chapeau et il s’est allongé sur le sol de l’allée. Il a posé l’oreille contre le bitume et écouté toute la conversation des deux statues rouges. Cette évocation du paradis perdu et du choc des cultures l’a ému et laissé sans voix. Se voyant découvert, il s’est remis sur pied d’un bond et il lance aux deux emplumés :

- Ne vous inquiétez pas ! Maintenant que le billet vert ne vaut plus rien et que tout est fabriqué en Chine les visages pâles vont rire jaune ! Déjà  le Qatar a racheté le PSG et les œuvres complètes de Paul Féval : Lagardère, Cocardasse et Passepoil.  On peut rire comme des bossus, si on veut, et ça, ça n’a pas de prix !

Le peau-rouge et sa squaw ne mouftent pas. Dieu reprend :

- Dites-moi... Vous ne savez pas où je pourrais me procurer-brochurer un plan de Nancy. Je cherche l’entrée du MAP-monde.

- Fais cent mètre dans cette direction, Créateur, répond la femme. Tu y rencontreras Bison futé, notre cousin. C’est le seul d’entre nous qui a vraiment réussi.

- Il faut dire qu’il n’a pas son pareil, avec ses ruses de Sioux, pour sortir son monde du Fort-Apache des embouteillages. Mais je ne suis pas certain qu’il connaisse l’adresse exacte de Miss MAP.

- J’ai peut-être tort mais je ne suis pas désireux de rencontrer cette divinité. Je veux juste qu’elle me balade dans ses paysages. Il y en aura bien un dans le tas qui sera doté de… Vous savez ce que je cherche puisque vous lisez dans mes pensées.

- C’est drôle… Vous qui avez, comme nous, l’éternité devant vous, on vous sent impatient. Vous savez, ll y a un proverbe Cherokee qui dit : « Quand l’ascenseur est en dérangement, prends l’escalier ! »

- Ce qui signifie, en clair ?

- Si tu n’as pas trouvé le MAP-monde, reviens ici la semaine prochaine. Le paysage aura changé mais le banc sera toujours-là. Assieds-toi correctement pour écouter celles et ceux qui te parleront. Tu risqueras moins d’avoir des ennuis avec tous ceux qui ont une dent contre les prières de rue.

- Et avec les opposants à la Christianophobie.

- Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle a encore fait, Christiane ?

Laquelle ?


 DDS_174_christianophobie

23 décembre 2011

Sur la défensive ?

On m’a fait cadeau d’une vie.

Elle est petite et étriquée

Car je ne suis pas autre chose

Qu’un personnage de Sempé ; 

Mais surtout je la remplis bien.


J’en tire grand Amusement

Et je redistribue toujours,

Sous forme de rires et de sourires,

Grâce à ma lyre et mes délires,

Tout l’Amour que l’on m’a donné :

Cela me crée des Amitiés.

 

Amour, Amusement, Amitié :

Celui qui viendra dégrader

Mon triple A est prévenu :

Je ne lui ferai pas de cadeau

Et je lui botterai le cul !


DDS173 Père Noël

 

Et sinon, bien sûr, Joyeux Noël à toutes et à tous !

23 décembre 2011

Gasp !

Schulz pour Joye

Publicité
23 décembre 2011

Nul ne guérit de son enfance par Joe Krapov

Je ne prends pas souvent des gens qui font de l’auto-stop mais celui-là, avec sa dégaine de vieux baba-cool et sa barbe blanche impeccable, je savais que je pouvais lui faire confiance. Et puis j’avais trop besoin de compagnie depuis le temps que je roulais sur cette autoroute interminable. Il a juste eu un peu de mal à replier ses ailes dans son dos au moment de se loger dans l’habitacle.
 

- Eustache de Saint-Christophe, vagabond protecteur. Je n’ai pas de bagages ni de destination privilégiée. 

- Socrate de Bussy-Rabutin, retraité de  la marine. Je vais rendre visite à une cousine graphomane à Vitré.
 

MIC_111219_routesNous avons roulé quelques kilomètres en silence et puis en passant sous cet embranchement, j’ai dit :


- J’aurais pu bifurquer à gauche vers le 63. Même si c’est très loin, j’y aurais retrouvé plein de choses.

- Comme Danièle Gilbert et Valéry Giscard d’Estaing ?

- Je connais bien la route entre Messeix et la Bourboule. J’ai fait l’aller retour plusieurs semaines de suite en été, tous les matins pendant des années.

- Il y avait André Verchuren qui chantait « Les fiancés d’Auvergne ».

- Je ne conduisais pas à l’époque. Je n’étais qu’un petit garçon. C’était soit mon père, soit mon grand-père qui m’emmenait faire ma cure thermale.

- Et Fernand Raynaud avec ce chef d’œuvre d’ineptie : « Et v’lan passe-moi l’éponge » !

- J’avais un jeu de taquin en plastique rouge et jaune avec un alphabet d’un côté et des chiffres de l’autre. Je restais assis en peignoir dans une salle pleine de brouillard.

- Ca arrive à tout le monde, surtout quand on se prénomme Socrate et qu’on essaie de se connaître soi-même. « Elle est à toi cette chanson, toi l’Auvergnat qui sans façons… » Brassens !

jpi_jpa_au_bassin_de_la_bourboule- En partant le midi après les soins, on me laissait faire flotter mon bateau sur le grand bassin avec la fontaine près des thermes.

- Le Saint-Nectaire, il n’y a pas à dire, il est quand même meilleur sur place ! Celui qu’on importe n’a pas le même goût.

- L’après-midi, en famille on faisait la tournée des lacs : le lac Chauvet, le lac Pavin, le lac Chambon…

- Il y avait l’ascension du Puy-de-Dôme pendant le Tour de France. Vu votre âge, ce devait être la pleine période du duel entre Anquetil et Poulidor !

- Sinon on se baignait dans la Dordogne à un endroit qui s’appelait « le pont de fer ». Je serais bien incapable de le situer maintenant.

- La fourme d’Ambert ou le bleu d’Auvergne, par contre, on voit bien que ça faisait moins partie de votre folklore !

- Plus tard j’y suis retourné, sans les parents, avec des copains, pour faire du ski de fond sur le plateau de Charlannes.

- Vous roulez un peu vite et vous collez un peu trop au cul des camions, je trouve. Les marchands de charbon qui étaient montés à Paris à la fin du XIXe siècle, on les appelait des « Bougnats ». Et Pierre Perret chantait « Les Auverploums ».

- Il y avait un camp militaire à Bourg-Lastic.

- Pompidou, lui, il venait du Cantal, un peu plus bas.

- Et au château de Val où on allait aussi, on y avait tourné le film « Le Capitan » avec Bourvil et Jean Marais.

- Ralentissez, je crois qu’il y a un radar par ici ! C’est un joli nom, Michel Zévaco, pour un auteur de romans de cape et d’épée !

- C’est là que j’ai joué au Monopoly pour la première fois de ma vie.

- On fabriquait les pneus Michelin à Clermont-Ferrand. C’était le pays de Blaise Pascal aussi.

- Le film « Ma nuit chez Maud » d’Eric Rohmer est situé là. Françoise Fabian, Jean-Louis Trintignant, Marie-Christine Barrault, Antoine Vitez jouent dedans. Tout ça c’est mort, maintenant !

- C’est comme ça ! C’était votre période d’essai, vos bouts d’essai si on continue à parler cinéma ! Si j’en juge par la taille et la marque de votre véhicule vous n’avez pas trop mal réussi ?

- Je ne sais pas. Je ne me connais toujours pas. J’ai tout essayé. Rien ne marchait mais tout allait. Tout allait toujours bien même quand ça allait mal.

- Vous devriez vraiment lever le pied, je trouve ! A quoi vous carburiez pour tenir le coup ? Drogue, alcool ? Cigarettes, whisky et p’tites pépées ?

- A la musique je pense. Le cinéma et les livres m’ont beaucoup aidé aussi.

 

On a roulé encore un moment en silence puis Saint-Christophe a dit :
 

- Vous avez bien fait de ne pas tourner. La route 63 ne mène pas dans le département 63.

- Je le sais bien, sinon je n’aurais pas pris la route 2 pour aller dans le 35 !

- Madame de Sévigné à Vitré, en son château des Rochers...

- Je me souviens du carnaval des Gais-Lurons où je suis allé plusieurs fois.

- Jamais vous ne mettez votre mémoire en veilleuse ? Elle vous sert de plafonnier pour éclairer, la nuit ?

- Désolé, je suis comme je suis. Se souvenir, ça permet de ne pas attraper de rides au cœur. Si ça ne vous plaît pas, vous pouvez toujours descendre à la prochaine aire.

- Je veux bien que vous me débarquiez. Je suis désolé, Socrate, je ne connais pas le nom pour désigner ceux qui parlent en roulant mais j’ai toujours trouvé ça dangereux et je tiens à la vie.

- Ca marche ! De toute façon je vais bientôt prendre la bretelle. Bonne route à vous mon vieux !

***

Saint-Christophe est descendu sur l’aire de Mondevert, il a serré la main du chauffeur. Il a regardé s’éloigner le 4x4 puis il a pris son envol. De là-haut, tel l’hélicoptère d’RTL qui surveillait la conduite des véhicules au rond rouge apposé sur la vitre arrière, il a suivi des yeux la voiture de Socrate jusqu’au moment où cet en-potée du volant est allé l’encastrer dans l’arrière d’un poids lourd. Ca lui a rappelé le jeu du « Stop ou encore » sur la même station de radio.

Il est retourné se poser à l’endroit même où l’autre l’avait pris en stop.

- 63 sauvés et deux que je n’ai pas pu récupérer. C’est un bon score, non ? Je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Demain j’irai me poster sur la Nationale 7.

Et il a fredonné « Douce France » de Charles Trénet.

 

N.B. Le titre de ce récit est emprunté à une bien meilleure chanson de Jean Ferrat.

16 décembre 2011

PETITES ANNONCES PAS POSTOLIQUES MAIS PRESQUE (Joe Krapov)

A VENDRE :

- Chaise d’appartement de style Louis XIV. Etat neuf, excepté un trou au milieu du siège.
Contacter M. Aillagon, le château 78000 VERSAILLES
 

- Trône ayant trop fait la foire.
S’adresser à M. Silvio Bunga-Bunga  2, place de l’Eglise79100 SAINTE-VERGE
 

- Nain de jardin devenu germanophile au fil du temps.
Ecrire à Mme Blanche Neige chez sa maman au Cap Nègre 83980 LE LAVANDOU
 

- Pomme de douche historique subtilisée dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel à New-York.
Faire offre à M. Fantomas, sage thaïlandais, hôtel Sofitel de BANGKOK

 

PUBLICITE :

- Un remède peu conventionnel mais efficace contre la maladie d’Alzheimer : perdez la tête en une seule fois grâce à l’invention révolutionnaire du Dr Guillotin, utile aussi pour raccourcir les ambitions de ceux qui ont attrapé la grosse tête.
S’adresser à M. Deibler, 12 rue du Petit matin blême à 35150 CORPS NUDS ou téléphoner aux heures de bourreau au 06 99 99 99 99
 

- Lot exceptionnel d’objets destinés à lutter contre la bêtise proverbiale des proverbes. Se compose de :
1 emplâtre pour jambe de bois ;
2 boîtes d’épinards pour masque de fer ;
Trois pansements prophylactiques pour plaie d’argent ;
Un truc en plumes pour alléger les années de plomb ;
Une cruche incassable pour aller souvent à l’eau ;
Une bouée de sauvetage fluorescente et un manuel de natation pour chien accusé de la rage ;
En vente à la pharmacie Lopez place Edouard Condom, 02400 GLAND

- Meublez votre maison et votre conversation à bas prix grâce à notre catalogue de mobilier rare :
Porte ouverte déjà enfoncée ;
Fenêtre de tir pour fusée Ariane ;
Cheminée grande largeur pour que le père Noël dépose plus de cadeaux ;
Vaisselle incassable pour scènes de ménage de jeunes couples et couteaux de marque « Ravaillac » pour scènes de ménages de vieux couples. Ces couteaux sont fabriqués à Thiers où l’on se moque du tiers comme du quart du quart de Brie comme du brie de Meaux et même du bris dû aux mots ;
Pour les familles pauvres, la maison ajoute la table de multiplication des pains.
Notre magasin, « L’Arlequincaillerie », est situé 32, rue Félix Lévitan à 49150 BOUZILLE

 

CEDE GRATUITEMENT :

- Cause crise économique, céderais gratuitement à couple hétéro ou homosexuel en mal d’adoption sept charmants bambins dont un petit dernier très déluré.
Ecrire à M. et  Mme Poucet, 12 rue Marcellin Caillou 35250 SAINT-SULPICE-LA-FORET

 

ON RECHERCHE :

- Bandit manchot achèterait bras artificiel pour pouvoir à nouveau brandir deux pistolets et crier « Haut les mains ! ».
S’adresser à  Mme Martingale, caisse du Casino, 73 rue de la Roulette russe 51130 BERGERES-LES-VERTUS

 - On recherche, dans l’intérêt des familles : Ornicar ; La septième compagnie ; Suzan désespérément ; Le diamant vert ; Les pantoufles de Jean Constantin ; Les amants de Fréhel ; Les tuyaux et la grande échelle pour éteindre l’incendie à Rio ; Les années folles de l’ex fan des sixties
Ecrire à M. Guy Lecorne, 23 rue Montéton 47250 COCUMONT

 

VIDE GRENIER VIRTUEL : 

Logiciel servant à multiplier par 3 les triples A dégradés par des agence de notation de deuxième classe donc mal notées ;

Chéchia ayant appartenu au B de Tunis ;

Machine à transformer les C, utile aux rugbymen intimidés par l’AAK ;

D truqués ;

Poêle magique pour réussir l’omelette sans casser d’E ;

Pendule tournesolaire servant à localiser le point G de la Castafiore ;

Nécessaire de réparation des coups dans l’L ;

Boîte à bisous destinée à chantourner ceux qui sont visés par la Tyrolienne de la N ;

Coussin lâcheur de P ;

Canapé de marque Cossard permettant de ne pas se casser le Q ;

Bouteille d’oxygène Sanplaisir pour ne pas manquer d’R ;

Edition princeps du « Loup des steppes » d’Hermann SE ;

Pluie bretonne pour pourrir les T de ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des séances d’UV ;

Méthode oulipienne pour écrire sans Z des lipogrammes en W ;

Logiciel de notation des films X consacrés à la copulation entre eux de celles et ceux qui vont se faire voir chez les chromosomes Y ;

Texte court de Joe Krapov permettant d’aggraver son K,  si c’est encore possible : « Ca, c’est fait ! ».

 DDS172 Brad Pitt

13 décembre 2011

Fragmentation du disque dur

Nous avons signé un pacte. A l’encre sympathique, évidemment. Alors que Joe Krapov 1 est poète à ses heures, Joe Krapov 2 est photographe à seize heures trente.

Parfois l’un prend le pourquoi pas sur l’autre. Heureusement quand le monde va trop vite l’un des deux schizos freine.

- Dis donc, vieille branche, demande le poète au photographe, où s’arrêtera ta maboulimie d’images ? Il ne reste déjà presque plus de place sur le disque dur externe ! ».

- Sans doute stoppera-t-elle à la logorrhée du bois dont tu fais des héros ! » répond le photographe au poète.

Aucun des deux n’est dupe. Ils savent très bien qu’ils n’aiment pas se casser le tronc, qu’ils ont besoin de leurs racines, du repos du guerrier, des sources de chaleur, de la parole des femmes et des pieds sous la table.

061217_10bis

Ils ne seront jamais de grands artistes. La peur d’aller trop loin les arrête toujours : les forêts sont profondes et les loups sont partout.

Quand de trop d’abstraction le photographe est las, que ses yeux papillotent et voient vraiment trop floues les lumières de la fête, quand l’élucubrateur perçoit qu’il lâche trop la bride au cheval de ses mots, ils viennent se rasseoir dans la petite cuisine auprès de Marina. Elle les connaît très mal et n’a d’yeux que pour moi qui les regarde tous.

Car à 19 heures 30 Joe Krapov 3 le cuisinier met tout le monde d’accord :

- C’est drôlement bon, Joe Krapov 3 ! ».

Et plus tard dans la soirée Joe Krapov 4 le philosophe épicurien chanceux se permet de penser :

- Pourvu que ça dure ! ».

8 décembre 2011

12 HAÏKUS DE DADAIS JAMAIS N’ABOLIRONT LE HASARD (Joe Krapov)


123

MATHS… ERNELLES

1,2, 3… Le « Un »

Ravi d’être le premier

Appris par les mômes.

  

 

Caf__SlamSLAM AU CAFE DES CHAMPS LIBRES

Devant le micro

Balancer publiquement

Ses krapoveries

 


quenouille

FAUSSE NOTE

En filant la laine

Ecouter le troubadour

Qui part en quenouille

 

schroeder

REALISME DE SCHROEDER

Ce qui n’a pas lieu

Autrement qu’en un doux rêve :

Rencontrer Beethoven.


 

archimedeUN HOMME A PRINCIPES

L’idée de génie

Lui advint dans sa baignoire

Archimède alors !


 

pragueARRETE TON CHAR

68 à Prague :

Violation de domicile

Quelque peu abrupte


 

100110_002SANS PATCH NI AVERTISSEMENT SUR LE PAQUET

Cheminée d’usine

Très bien désintoxiquée

Ne fumera plus


 

090521_1031NURSERY RHYME ?

L’Eglise à Jersey

Est faite en pâte d’amande :

Sweet Lady Tartine ?


 

S_gol_neLE DESIR D’AVENIR DE SEGOLENE

Elue au perchoir

Tu verras la gauche à droite

Et la droite à gauche


 

Dom_JuanAUTRE FIN DE DOM JUAN

Frustration ultime :

Intouchables infirmières.

Hospitalisé !


 

philippulusLE FOU DE L’ETOILE MYSTERIEUSE

Cet obscurantiste

Vous n’êtes pas sans savoir

Qu’il faut l’ignorer

 

 

bruce_willisNECESSITE DU GRADE DANS LE FILM D’ACTION AMERICAIN

Pour sauver le monde

Il faut s’appeler au moins

« Chef de brousse Willis »

 

P.S. Voici quelle a été la règle d’écriture de cette semaine :

- Lancer une première fois trois dés et faire le total des points pour savoir le nombre de haïkus que l’on devra écrire. Ici, douze.

- Prendre le livre que vous lisez en ce moment : « A bout de course » de Richard Stark

- Relancer une fois les trois dés et faire le total des points : 7. Se rendre à la page 7 du livre et prendre un mot dans la première phrase. Ici : UN

- Relancer deux fois les trois dés et faire le total des points de ces deux lancers : Ici 9. Se rendre à la page 9 et prendre un mot dans la première phrase. Ici : micro

- Relancer trois fois, etc.

Ecrire douze haïkus dans lesquels les mots tirés apparaîtront. En l’occurrence ici : un – micro – partir – lieu – idée – violation – usine – Jersey – gauche – hospitalisé – ignorer – Willis


7 décembre 2011

ECRIRE SUR DU BEAU PAPIER, C'EST TERRIBLEMENT DATE par Joe Krapov

MIC_2011_12_07_guynemerJe me souviens de Buck Danny, Dan Cooper, Bob Mallard et Puchon, Tanguy et Laverdure « les chevaliers du ciel » et de « Mach 1 pour Steve Warson ».

Je me souviens que Charles Lindbergh a traversé l’Atlantique à bord du « Spirit of St-Louis » et que Nungesser et Coli n’en sont jamais revenus.

 

Je me souviens avoir habité rue Saint-Exupéry à Sablé-sur-Sarthe.

MIC_2011_12_07_petit_princeJe me souviens d’avoir écouté enfant le disque sur lequel Georges Poujouly et Gérard Philipe jouaient ou lisaient "Le Petit prince" du même « Antoine, on a retrouvé ta gourmette ».

Je me souviens de Jean Mermoz, Guynemer, Hélène Boucher, Louis Blériot, les frères Wright et d’avoir écrit une pièce de théâtre intitulée « L’irrésistible ascension de John Kevin Montgolfier ».

Je me souviens aussi du fardier de Cugnot mais il ne volait pas.

MIC_2011_12_07_red_baronJe me souviens du chien Snoopy et de ses aventures sur son Sopwith camel à la poursuite ( ?) du Red Baron : « Maudite soit la guerre, Baron rouge ! ».

Je me souviens de la passion familiale pour « Tombé du ciel » de Jacques Higelin, du « Parachutiste » de Maxime le Forestier, bien avant.

Je me souviens du disque de Ian Matthews « In search of Amelia Earhart », très beau, et de celui, inaudible, de Neil Young « Landing on water ».

Je me souviens qu’il y a une ville nommée Avion dans le Pas-de-Calais. Je me souviens d’être allé attendre mon grand-père à l’aéroport du Bourget. A l’époque, ou un peu plus tôt, Gilbert Bécaud chantait « Je m’en vais dimanche à Orly ». Ce même grand-père avait rebaptisé les moustiques « Stukas ».

Je me souviens du Boeing 707, du Tupolev 144, des caravelles d’Air France et du Concorde piloté par André Turcat.

Je me souviens que Youri Gagarine redevenu pilote d’essai s’est écrasé à bord d’un Mig.

Je me souviens que le bombardement de Pearl Harbor par les Japonais a eu lieu en 1941 mais j’ai oublié la date du bombardement de Pearl de cristal par Yvette Horner, Aimable, Verchuren et compagnie dans les années 50.

Je me souviens que le 11 septembre 2001 je suivais un stage rue Spontini à Paris et qu’on m’a appris la nouvelle new-yorkaise alors que j’étais dans l’île de la Cité.

Je me souviens de « Laurel et Hardy conscrits ».

Je me souviens qu’Isaure Chassériau avait inventé un parcours des aviateurs : elle emmenait les clients de l’Agence de Flânerie Amoureuse de Rennes dans une rue portant le nom d’un aviateur, leurs donnait des moulinets multicolores et, au milieu de la rue transformée en piste d’envol, on courait et on simulait le décollage d’une escadrille de kamikazes illuminés.

111203__017

Je me souviens que j’ai longtemps souffert d’aérodromphobie, que j’éprouve toujours ce sentiment et que je n’ai pas l’intention de me soigner.

Ce n’est donc pas la peine de m’offrir ce sac-là à Noël. Il me plaît bien pourtant parce qu’il est terriblement daté, lui aussi, mais s’il faut terminer par un chiffre, évoquons son prix. Hou la la, hein ? Tout dans ce magasin-là laisse à penser que c’est la crise et que tout sera toujours trop cher pour vous. Même et surtout les gadgets superfétostentatoires !

Pour terminer, je me souviens que tous les souvenirs ci-dessus sont complètement inutiles et qu’il faut juste se rappeler le prénom d’Alzheimer : Aloys. Avec ça, on est sauvés !

Ce petit truc mnémotechnique, les Bretons du pays de Vannes appellent ça un parachute d'Auray.

 


Publicité
Le cahier de brouillon de Joe Krapov
Publicité
Publicité
Archives
Publicité