Euch chus d'accord, eum'n onque ! Ch'est à mi, cheul wassingue ! Pas la pein' eud nous coller un coup d'torchon pour cha !
Et puisque cours de linguistique il y a, ajoutons en un autre :
Putain, putain, nous sommes quand même tous des Européens, non, comme chantait Arno du temps de TC Matic ? Je dois avouer que ces revendications communautaristico-linguistiques me fatiguent un petit peu ! Et comme je me suis accroché gentiment déjà l'autre semaine avec un défenseur du gallo, je ne vais pas en rajouter dans la nostalgie - que je n'ai pas - des Boyaux rouches ou des Ch'tis et de leur "parlache". Et donc je ne vous chanterai pas la chanson mentionnée par Guy Dubois, "Té peux rev'nir, Alphonse" de Line Dariel.
D'une je ne la connaissais pas, de deux je manque cruellement de temps pour la mettre dans ma guitare ou même pour en transcrire-traduire les paroles : j'ai mon ménage à faire, il faut que je passe la wassingue... euh la serpillère dans l'escalier !
Je suis allé lire les élucubrations de Madame Wikipe et j’ai encore appris des choses aujourd’hui.
Si j’écris des conneries en langue d’oc au Sud de la Loire et que je les fais chanter par d’autres, je suis un troubadour.
Si j’écris des conneries en langue d’oïl au Nord de la Loire et que je les fais chanter par d’autres, je suis un trouvère.
Si je chante les conneries des autres je suis un ménestrel.
Si je prétends être un baladin, madame Wikipe m’affirme que je suis un saltimbanque.
Je crois que je vais en rester à la définition du groupe Malicorne : « Nous sommes chanteu-eurs de sornettes c’est pour diverti-ir les passants et les fainénants ».
Voici donc spécialement pour vous une petite évocation médiévale signée Robert Marcy (Grand marcy, Robert !) chantée et jouée un peu plus sobrement qu’à l’accoutumée par Joe Krapov le trou… le bal… le mén… votre serviteur !
P.S. Les illustrations ont été recherchées chez M. Google-Images avec les mots-clé "style troubadour' et "troubadour".
- Autrefois, soit t'étais un RUPIN, soit t'étais dans le PURIN ! - Bob Dylan a eu beau chanter "The times they are a-changing" c'est quand même un peu pareil aujourd'hui, non ?
Un quidam en tandem qui fredonnait «Padam Padam», une chanson de la môme Edith, a roulé sur un vieux condom et fait «boum» sur le madadam.
Comme on s’abîme sur le bitume, il s’est déchiré le sternum, le duodenum et le rectum ! On l’a requinqué d’un coup de rhum, il a regagné son harem – il était adepte de l’islam et plutôt du genre polygame – et s’il se dope au magnésium il pourra disputer bientôt le grand criterium d’Amsterdam. On lui souhaite de battre Tom et de vivre vieux comme Mathusalem !
Mais si des suites de sa chute il s’en venait à décéder, nous on n’est pas chiens, à Haarlem : on lui chantera ad libitum un requiem !
On a l’impression que tout sourit au Comité de braderie de Villejean cette année ! Le vide-grenier du 1er septembre dernier a été ensoleillé de bout en bout et les bradeurs et chineurs, très nombreux, se sont montrés satisfaits de cette journée. Le premier concert de chanson française qui a suivi, le 14 septembre, a été lui aussi très réussi. Comment ? Le comité de braderie chante et enchante ? Ce n’est pas tout à fait ça mais il y a de ça. Un point d’histoire et un petit laïus d’économie solidaire sont nécessaires ici. Un bilan positif
Depuis trois ans maintenant la braderie de Villejean est organisée par un groupe de bénévoles de «Rencontre et culture» l’association qui gère la Maison de quartier de Villejan. Ils sont bien sûr très activement soutenus par l’équipe professionnelle de la MQV pour tout ce qui concerne la logistique, l’accueil, le matériel, l’entretien et la comptabilité ainsi que par des adhérents du secteur jeunesse.
Cette journée au cours de laquelle chaque habitant peut vider son grenier ou faire des affaires en achetant des articles de seconde main demande une sacrée organisation et de nombreuses réunions de préparation. Nous avons pu assister à l’une d’elles et ce fut très intéressant de découvrir les coulisses de la braderie.
Du côté des recettes cette action braderie rapporte le montant des inscriptions des bradeurs et les revenus de la cafétéria. Côté dépenses il faut compter la location de la sonorisation, les boissons, les heures supplémentaires du personnel de la MQV et aussi bien sûr la SACEM pour la diffusion de la musique. Bon an mal an il se dégage ainsi chaque année un bénéfice d’un millier d’euros.
Réinvestir les bénéfices
Que faire de cet argent ? Il a été convenu que le Comité de braderie, collectif interne à l'association Rencontre et culture, avait un espace d'implication et de décision qui lui permettait, en quelque sorte, de le réinvestir. Des membres du groupe ont suggéré l’idée d’organiser des concerts à tarif peu élevé pour que les familles modestes du quartier puissent en profiter. Cette initiative sympathique, acceptée par tous, est entrée dans sa phase de réalisation en ce début d’automne 2019.
Des concerts pour pas cher du tout
Le quatorze septembre dernier était donc proposé aux Villejeannaises et Villejeannais un concert dont le prix d’entrée avait été fixé à… un seul tout petit euro ! Difficile de faire moins cher sur la place de Rennes ! On pouvait aussi, préalablement à ce spectacle, consommer galette-saucisse, crêpe et boisson pour quatre euros. On n’arrête plus cette équipe d’hyperactif.ve.s qui a assuré l’accueil, la billetterie et le service de 58 repas payants.
Il y avait deux groupes à l’affiche et la tonalité était à la bonne humeur. En première partie, les mA2R1 d’O douce, la chorale des retraités de l’Université de Rennes 1, a présenté son anthologie de chants de marrants qui va de Boby Lapointe aux Frères Jacques en passant par Georges Brassens et Graeme Allwright.
Les 68 spectateurs payants ont ensuite eu droit à « Singing sous the pluie », un spectacle du trio comique « Am’nez zique et les Biches » consacré aux chansons météorologiques. Toutes les chansons qui parlent du temps qu’il fait auraient, selon eux et elle, été écrites par des météorologues. Albert Simon et sa grenouille seraient les auteurs de «La Gadoue», Alain Gillot-Pétré aurait écrit «Quand le soleil entre dans ma maison», etc. Le public a bien ri de ces textes de liaison un peu barges et de certaines chansons théâtralisées comme «Le parapluie» «Boum» ou «La Saint-Médard», interprétées avec décalage mais aussi avec respect.
Deuxième acte : Mémé les Watts
Mais ce n’était qu’un début ! Un deuxième concert est prévu le samedi 9 novembre vers 20 heures. Cette-fois ci le Comité a mis le paquet en invitant un groupe de Laval qu’il ne faut absolument pas rater. Il s’agit de Mémé les Watts. Pierre Bouguier, son charismatique guitariste-chanteur, entraîne le groupe dans une revisite rythmique de la chanson française du siècle dernier. Comme il l’écrit lui-même « Le quartet réarrange Bourvil aux arômes funky, Luis Mariano à la sauce caribéenne, Berthe Silva teintée de pop, Yves Montand de rock. Les quatre compères aiment faire (re)découvrir ces textes intemporels par la diversité de la musique actuelle. »
Ce concept de musique rétro-actuelle devrait enchanter le public. Même si, financièrement, ces concerts à un euro sont déficitaires – le but n’est pas de gagner de l’argent mais d’en dépenser pour le bien de tous - le Comité de braderie sera évidemment aux anges si les 250 places de la salle de spectacle de la Maison de quartier sont occupées ce soir-là. Notez donc cette date sur votre agenda et venez nombreux assister à cet événement festif. Nous le ré-annoncerons ici fin octobre.
Peut-être aurez-vous ensuite la chance, l’année prochaine, de bénéficier au même endroit d’un spectacle avec la comédienne Corinne Masiero ou d’une avant-première d’un film de Ken Loach en présence du réalisateur ? Ce sont là les rêves secrets de certaines dames du Comité de braderie et nous leur souhaitons qu’ils soient exaucés un jour !
Vous pouvez également rejoindre les rangs de ce collectif qui sait, comme le montre la première de nos photos, «envoyer la chanson» mais aussi bien s’amuser ensemble ! Joe Krapov
Crédits photographiques : 1 et 2 : Joe Krapov ; 3 : Eliane Chevreux ; 4 : Basu Tallur. Vidéo de Mémé les Watts : Nevascanim.
Nous autres, gens du Nord, nous avons des connaissances en matière de ducasse, de combat d’ côs, de coulons et même de wassingues mais cet objet-là ne relève pas, comme les précédents, de la partie de plaisir.
Nous autres, gens du Nord, nous savons bien que les Bretons ont des chapeaux ronds, les Parigots des têtes de veaux et les Marseillais la canebière, l’O.M., le Mistral qui rend branque, les calanques, la pétanque et une sardine qui bouche leur port.
Grâce aux chansons qui circulent jusqu’à chez nous, nous connaissons même du vocabulaire méridional que nous ne comprenons qu’à peine : le pailleux, l’intégrale, la matérielle...
Ca a l’air aussi compliqué que le jeu d’échecs, la pétanque !
Surtout il y a – il y avait -«On lance un goder qui tourne dans l’air».
Mais qu’est-ce que c’est que ce goder ?
Eh bien figurez-vous que ça pourrait très bien être une pièce de monnaie de chez nous, les gens du Nord, qui aurait roulé tout le long de la nationale sept et aurait été ramassée chez César, Marius et Fanny ! Quelle dégringopagnolade !
Hypothèse de la pièce de monnaie. Serait-ce la déformation de l'anglais guilder, de l'allemand Gulden ou du flamand gulden, qui désignent le florin ? (cf. gold, or). Aux Pays bas après 1816, le florin portait sur son listel le texte «God zij met ons» (Dieu soit avec nous). Goder serait-il dérivé de God avec une influence de gulden ?
Merci chers philologues et merci cher oncle Walrus ! Grâce à ton mot «pétanque» ce soir je dormirai moins bête !
Avez-vous remarqué ? En français on est surtout obsédé par des mots de quatre lettres :
SEXE, MORT, FRIC…
De beaux exemples nous en sont donnés par Georges Brassens dans son œuvre chansonnier.
Passons très vite sur "Mélanie", "Fernande", "La Fessée", "Le Blason", "Le Pornographe", "La Nymphomane" ou "Je suis un voyou".
Citons pour le point 2 "Le Testament", "Le Fossoyeur", "La Supplique pour être enterré sur la plage de Sète", "Les Funérailles d’antan", "La ballade des cimetières", etc.
A part "L’Assassinat", il y a peu de chansons sur le thème de l’argent mais la raison en est simple : la troisième obsession de Brassens, ce n’est pas le fric, c’est le flic !
D’où "Hécatombe", "Le Mauvais sujet repenti" et surtout celle-ci « Le Nombril des femmes d’agents » que je viens d’ajouter cette semaine dans ma guitare.
- I think I’ll roll another number for the road… - Not in my backyard : we only smoke gouda !
- Happiness is a warm gun, Mama ! - Not in my backyard : i don’t shot the sherif and the only bad thing I do is to hang the portrait of Macron upside down.