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Le cahier de brouillon de Joe Krapov

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23 octobre 2013

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 18, Calligramme

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Il faudrait sans doute attacher un virebouquet à ma fantaisie ! Ou peut-être pas !

Car enfin, à qui ai-je nui, samedi dernier en achetant, au marché des Lices, cette bouteille de bière de marque Saint-Georges au vendeur qui est installé à l’entrée de la halle Martenot ? Le gars était courageux, du reste, qui vendait ses bières bretonnes sous la pluie sans même avoir pris soin d’amener un balandran.

Est-ce si grave que cela d’avoir de l’appétit pour ce qui pétille ? Et je parle ici de la légende catholique du dompteur de dragon libyen plus que du breuvage à base de houblon qui provoque des houppées.

Donc, c’est confirmé, j’ai une marotte (cf le Défi du samedi n° 267). Avant que d’aller moisir entre quatre palplanches  je me suis promis, et c’est tant pis pour vous qui êtes mes lecteurs et lectrices, de venir à bout, si cela est possible, de la réécriture dans 99 styles différents de cette histoire de fulgurite.

Je ne doute pas que ce projet de farfadet fada ou de troll farfelu apparaîtra à d’aucuns et d’aucunes comme un dada de barbacole

Mais c’est comme ça, c’est une des rares choses que j’ai envie de rendre publiques de mon week-end au paradis rennais. Aussi peut-être celle-ci, arrivée le dimanche alors que le Club des 5 était réuni chez Madame Jojo pour un repas copieux, agréable, raffiné même, et suivi dans l’après-midi d’interprétations de chansons diverses.

Bien entendu, à cause de la présence de mon compatriote Kaïrakovski, qui est quelque peu pharmacien et quelque peu réfractaire lui aussi à la consultation du corps médical – sauf pour lire l’avenir dans les entrailles de Diafoirus - on s’était retrouvés à causer de médecine à table. Médecine et même pire : madame Jojo venait d’enterrer un oncle et une tante dans les semaines qui précédaient. A un moment donné madame Elle me signala que Madame Jojo se demandait comment meubler le silence qui accompagnerait sa propre crémation.

Je n’eus pas à me gratter longtemps le youfte  pour lui sortir la réponse idoine :
- T’inquiète pas, Jojo ! Je viendrai avec ma guitare et je chanterai « Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous ! » ».

Voilà, dites-vous que c’est pareil et qu’il n’y a pas de balandran pour éviter que Saint-Georges, son dragon et Joe Krapov ne reviennent parasiter votre Défi du samedi. Le seul remède serait de les occire tous les trois, de les enfermer entre quatre palplanches, et justement, à propos de mise en bière, je vous fais cadeau ci-dessous de l’objet dont je parlais au début. Bonne houppée !  

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18 octobre 2013

99 dragons : exercices de style. 17, Dépliants publicitaires

 Ne dites pas à ma mère que je travaille dans la pub,
elle croit que je suis guitariste dans une maison de quartier !
 

N'oubliez pas de zoomer pour lire ! Et pour celles et ceux qui ont une liseuse,
le fichier pdf est téléchargeable ici :
 https://workspaces.acrobat.com/?d=MLnf1b0R6u5mYEmtsZOKag

10 octobre 2013

FLORENT FOUILLEMERDE, CHARGE DE FAMILLE

M. Florent Fouillemerde
Agence Fiat Panda

4, rue des Petits champs
35000 RENNES
 
                                                    M. Ferdinand FLURE
                                                    Agence Dupondet et Dupontet
                                                    120, rue de la Gare
                                                    65125 LES HAUTS DU TOURMALET

 
                                                                 Rennes, le 21 janvier 2001
 
                              Mon cher Ferdinand

            Vendredi c'était la cavalcade. Rennes en délires ! Depuis que je vis avec Isabelle, je n'ai plus une minute à moi le soir. En ce moment, en plus, c'est vraiment compliqué. Le correspondant allemand de son fils est là pour quinze jours et il faut essayer de l'occuper, de lui montrer la ville…
 

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Isabelle m'a demandé de les emmener au spectacle. Quelle aventure ! Nous y sommes allés à pied. Il y avait un monde fou qui descendait avec nous la rue en pente douce. Des voitures garées partout, un long cortège pareil à celui des rats du joueur de flûte de Hamlin. Surtout des hommes, de tous les âges, des enfants et des jeunes un peu excités. 

 

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- C'est Mylène Farmer, qu'on va voir ? ai-je demandé. Alexis et Julian ont éclaté de rire. Je n'ai pas vu ce qu'il y avait de drôle dans ma demande. Après le passage à niveau le boulevard fait un coude et, à cause du froid très vif et du léger brouillard, la lumière vive qui apparaît au loin prend des allures fantastiques. On pense à "Rencontres du troisième type". 

        Je ne sais même pas ce qu'on va écouter ce soir. C'est un groupe de rock ? De la musique celtique ? Les deux nigauds que j'accompagne ne font qu'échanger en anglais entre eux. On se demande bien à quoi servent les échanges de correspondants franco-allemands ! Si c'est pour parler dans la langue de Shakespeare !

        On passe dans une haie d'honneur formée de barrières métalliques d'un côté et de camions de marchands de galettes saucisses de l'autre. Mes fringues vont encore puer la merguez et le tabac, j'ai horreur de ça ! A l'entrée, on nous prend la moitié du ticket puis on nous fouille. Le gamin devant moi se fait confisquer sa bouteille d'eau ! Voilà des façons d'inciter le public à aller consommer à la buvette qui sont un peu cavalières !

        Les deux gars m'ont abandonné. Isabelle n'a pas eu trois places côte à côte et surtout elle a eu pitié de moi : elle m'a acheté une place assise alors que, paraît-il, le fin du fin ici c'est d'assister debout, en groupe, avec ses copains, à la manifestation.

        D'ailleurs c'est une manifestation. Je reconnais ce lieu ! Mais c'est vraiment surprenant qu'Alexis ait choisi d'emmener Julian à un meeting politique ! Je sais bien que ce sont les municipales et les cantonales, bientôt, j'ai même lu que Loïck Lebrun , le candidat de l'UDF à Rennes, a tenu récemment une réunion de campagne à la salle de la Cité mais j'ignorais que l'éducation civique tînt une place aussi importante dans la formation des jeunes collégiens.
Peut-être s'agit-il du "grand meeting du métropolitain", à cause du Val !

        Bien que ma place soit numérotée, je n'aperçois pas de rangée 2 ni de place 17. La première rangée de places assises porte le n° 4 et des handicapés en fauteuil roulant occupent le bas de la volée d'escaliers. Mais bon, il reste suffisamment de place pour que je puisse m'asseoir à la place 17 de la rangée 4. Les sièges sont en plastique vert et il y a des flaques d'eau sur le sol. D'où je suis je n'aperçois pas la tribune où l'homme politique va s'installer pour faire son discours. Pas d'estrade non plus pour les membres du bureau politique.

        La disposition de cet endroit est d'ailleurs assez surprenante : il y a des tribunes des quatre côtés d'un grand espace vert et là, justement, pas de scène non plus pour accueillir des musiciens où des danseurs ! Du coup c'est une sono pourrie qui diffuse du Alan Stivell et du EV.

        A huit heures moins deux le speaker nous demande de nous lever et de respecter une minute de silence. Puis, dès que nous nous sommes rassis, une bande de pom pom girls vient au centre des tribunes. C'est très joli. Elles n'ont pas de truc en plume dans le derrière mais cela fait un beau mouvement d'ensemble, un poil désordonné quand même. Ca fait penser à une chorégraphie de Decouflé. Il y a un groupe habillé de rouge, un autre en blanc et bleu, des types en noir aussi avec des drapeaux jaunes. Dans la tribune en face les gens commencent à sautiller sur place, en cadence, en chantant l'air de Kalinka.

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       Zut ! Voilà bien ma chance ! Je vais devoir me farcir une réunion du Parti communiste ! Effectivement, ils se mettent en effet ensuite à scander "Allez les rouges !". J'espère qu'ils ne vont pas en venir aux mains avec le groupe qui est à côté de moi. Ceux-là tapent sur des tambours et agitent un drapeau blanc au centre duquel est dessiné un personnage rigolo : Raymond Barre ! Le plus surprenant est qu'on a doté le plus ronflant des premiers ministres de la France d'une paire de cornes rouges qui lui donne l'air d'un diablotin !  

 

 

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        En face les communistes agitent des drapeaux rouges et des anarchistes se sont joints à eux car on voit aussi des oriflammes noirs. Il y en a même, à damier, où les deux couleurs sont mêlées.
 

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        Les pom pom girls en blanc et bleu, sans doute des gens du MPF de M. de Villiers, et celles en maillot rouge et noir ne font qu'aller et venir d'un bout à l'autre du terrain. Leur chorégraphie s'est affolée : parfois on les voit, tout au bout, tous ensemble à gauche dans le coin, puis ils reviennent vers moi, s'arrêtent et semblent se disputer pour la possession de quelque chose de blanc et noir. Il n'y a que le représentant des écologistes, avec son maillot vert, qui reste à peu près tranquille au même endroit, sauf que de temps en temps il saute en l'air sur place comme les singes qu'on voit au zoo dans leur cage. De l'agitation ? De la gesticulation ? De la provocation ?
 

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        En fait, maintenant que je prête un peu plus d'attention à ce qui se passe devant moi, je m'aperçois que ce ne sont pas des pom pom girls mais... des hommes en short ! Ils sont fous ces Bretons ! Avec le froid qu'il fait, se balader en short les mollets à l'air dans la nuit ! Je sais bien que les Ecossais portent un kilt avec rien dessous, ce n'est pas une raison quand même.

        Puis d'un seul coup d'un seul l'excitation monte chez les militants. Le type qui est derrière moi hurle :

- Rodriguez, enculé ! Pédé ! Sale pédé !

J'ignorais que ce M. Rodriguez se présentât lui aussi aux municipales. Ca n'a pas l'air de plaire à tout le monde en tout cas. J'entends encore :

- Qu'est-ce qu'il vient nous faire chier celui-là ? Enculé ! Ils sont nuls, les arbitres ! Carton ! Carton rouge !

        A côté, la bande de barristes excités s'est mise à chanter Dieu sait quoi sur l'air de "Yellow Submarine" des Beatles : y aurait-il un courant blairiste chez les centristes ? Un type distribue des ballons rouges, on les gonfle mais aucun slogan n'apparaît dessus alors du coup tout le monde s'amuse à les faire claquer.

        Au bout de trois quarts d'heure tout le monde se calme. Un groupuscule (gauchiste ?) vient poser au centre des tribunes un drapeau rond (ils ont des drapeaux ronds, vive la Bretagne...). Sur le drapeau rond, on peut lire "Carte Aurore". Un quart d'heure après, ils viennent l'enlever : ici les lendemains qui chantent ne chantent pas très longtemps.

 

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        Cela fait une heure et demie que je suis là, le cul complètement gelé, à attendre que deux adolescents boutonneux aient fini de prendre leur pied dans un meeting politique absolument nul. Au moment où les pom pom girls commencent un court strip-tease pour en fait échanger leur maillots, le speaker reprend la parole, tout le monde se lève et quitte les lieux. Je ne comprends rien du tout à ce cirque. Il n'a pas pu venir, Edmond Hervé, ou quoi ? Il a eu un empêchement ? C'est le premier meeting politique que je vois où l'orateur ne vient pas et où les gens repartent chez eux calmement, contents, sans avoir entendu autre chose que du Alan Stivell ni vu rien d'autre que des types en short en train de se courir après ! De deux choses l'une : ou bien les Rennais sont trop intelligents pour moi, ou bien je m'étais fourvoyé dans une drôle de gay-pride !

- Sehr schön !" a commenté Julian. Je ne sais pas ce que vont penser les parents du correspondant allemand mais Isabelle et Alexis me doivent des explications. Toutes ces voitures qui nous ont doublés au retour, en faisant hurler leurs klaxons, et les gens dedans qui hurlaient par la fenêtre ouverte "On a gagné ! On a gagné !" ça m'a rappelé le 10 mai 1981 à Paris. Mais comment ont-ils fait pour gagner puisque les élections n'ont pas encore eu lieu ?

    Amitiés à madame Lapsi.

Evidemment, il ne s'agissait pas d'un meeting politique. Si vous n'avez pas encore deviné ce dont il s'agissait, retournez le moniteur de votre ordinateur afin d'avoir la solution inscrite ci-dessous

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4 octobre 2013

Love and only love

Oui, j’ai une marotte

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et Marina Bourgeoizovna aussi en a une

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Nos marottes ne sont pas aussi diaboliques qu’il n’y paraît. 

Elles adorent, et nous aussi,
partager nos récoltes botaniques et photographiques.

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27 septembre 2013

99 dragons : exercices de style. 16, Notice de montage

Hola !
El théatriculo de marionetas « El caballero St-Georges y la dragounne » es oun kit à montar soi-même composito de :

- Ouna castelleta
- Oun caballero St-Georges
- Su bidette
- Ouna pétassa figlia del rey pleutro
- La dragounne qué péta le fuego por de vrai
- Six moutonos de sexo femino
- Oun rey pleutro
- Ouna tourniquéta por fare la vinaigrette
- Et oun raton lavor

 

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1) Montaje della castelleta

- Posar le donjon al centro de la scene
- Encastrar il « chemin de ronde » con la échauguette en la partie supérior de las cuatros murailles
- Clipar les tours de guet alle murailles con un tornevisso
- Fixar la chevillette et la bobinette al pont-levis
- Disposar el raton lavor sulla sommeta del donjon.

Vuestra attencion please ! Si chiquitos de -36 mois à la casa, ne pas utilisar la huile bouillante in case of sonic or sarrasinic attack. Just « Faites chier la vache !» comme dans « Sacré Graal ».

 

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2) Montage della pétassa figlia del rey pleutro

- La Princess Barbie e livrada con la garderoba di l’época e accessori alla moda la piu recente di aujourd’hui. Elle être looking like i’d fell in love with the actress althought même si she is not Isabelle Huppert.
- Habillar Princess Barbie con el string, short, porte-jarretelles, bas résilles, wonderbra and tutti quanti.
- Ajoutar fluo make-up, piercing, tattoo, blue or red hair and more if affinities.
- Posar le hennin pointu avec voile flottant comme dernière too much touché su la cabessa della pupetta Arielle Dombasle
- Do not oubliar to put the holy high tech smartphone in her revolver pocket. No revolver pocket ? Agitar a la mano in permanence like in real life !

 

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3) Montaje del bidette di St-Georges

- Fixar la caparaçon sul dosso del bidette con la sangla n° 9 y con delicatesa.
- Por que le bidette possere hennissar, prière d’insérer deux piles LR6 dans la loggia prévue à Santa Fé.
- Sceller la selle et les étriers d’un coup

ACHTUNG : Bidette Stewball pas aimer rivière des tribunes. Fragilum guibollam. Trotteur, not sautare.

 

 

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4) Montaje del caballero St-Georges

- Faire entrer el caballero St-Georges en la armura : petites poulaines pour l’hiver et les petons, cotte de maille qui m’aille, cuirasse Potemkine, hauts de chuasse Randall, épaulière, cubitière, mentonnière, braconnière, plus que genouillère et bien moins que deux mains.
- Attachar scutum-bouclier bras gauche
- Affutar tranchant Durandal sed Dal
- Tailler la lance crayon con le taille lance-crayon.
- Chargear batterie GPS por evitar los aléas de l’épisode 15 : réminiscence égaracion, creva il bidette, Zorro arriva, soulever Princesse, pique-nique, et Georges gros Jean comme devant au last moment
- Posar sur tête du héros-homme sweet heaume.

 

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5) Montaje della dragounne

- La dragounne crachar real fire de fuego y invectivas inflamadas. Functionar con la cartouche campingaz C 206.

Attention : babies -36 mois pas avalar écailles dorsure la dragounne pas comemstibles. Et urgences hospital attente pas top par chez vous.

6) Montage dellos moutonos

- Cuatro pattas solemento ! Non existar el mouton à cinque pattas
- Se mefiar della brebis galeusse inside le troupeau : vache folle, grippe aviaire, mouton marteau y alors bêle bêle, bêle comme tout le jour le téléfono pleure dans port Alexandrie Alexandra et ouah ouah bark sur le Nil et raton lavor papillonne jeunesse.

***

Cuando el théâtriculo de marionetas « El caballero St-Georges y la dragounna » e presto per l’utilisazione, los chiquitos debere scenarii en el libretto junto “99 dragons : exercices de style / por Joe Krapov” lesen und appliquar. Alternatively, la invencion de su storyboards personales e permisa et recommendata. E possibile caballero St-Georges y princess Barbie to play doctor, main chaude or bataille navale Rhaa lovely si volare (if they want). Dans limites raisonnables mais pas aspirateurs sites web ni téléchargements massifs.

But simply not utilisar la dragounne y su lance-flammes por playing at « el petite pyromano amousante » porqué sinon la mamma pas content.

Rappel : This toy was fabricado en la peninsula Isterica ! Olé ! Viva Espana, viva el velosolex y viva el raton-lavor !

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19 septembre 2013

Vendredi 13

Chères amies et chers amis du Défi du samedi,
la rédaction de votre e-journal préféré
est heureuse de vous offrir une longue nouvelle inédite
de notre collaboratrice Isaure Chassériau.

 Rappelons qu’Isaure vient de recevoir le prix Alphonse Allais 
pour l’ensemble de son œuvre
et que ses « Aventures éclatées de l’ineffable Joe Krapov »
égaient nos e-colonnes déjà pourtant pleines
de chansons, de saillies, de poésie et de génie
depuis maintenant plus de 5 ans !

Le récit inédit s’intitule « Vendredi 13 » et il est consultable ci-dessous
sous forme d'un ibouque 
ou téléchargeable en pdf ici. 

Bonne lecture à vous ! N'oubliez pas de sélectionner le mode plein écran !
C'est la petite flèche en haut à droite. Pensez aussi à utiliser le zoom de la liseuse  !

12 septembre 2013

99 dragons : exercices de style. XIV, Néologismes

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Alors tous les arbres frémissent, le grand véréfour qui porte le nid retient son souffle ; se referment les tapinoufles et les ronils à pois bleus s'évanouissent car jamais en cette contrépétrie d’effroi on ne vit pareil harnachement à un vertugredin.

Sa cavale d’abord, à la robe caparaçonnée d’arvers, semble très inédite : elle piaffe d’archifougue et gerbedécume aux nazebroques. La princefesse que l’hérosantidote vient sauver des griffes du dragontrançonneur n’en revient pas. Le léquidé vaillant semble doué de parole et son chevaliaucheur joint le rutile à l’agréable, question zyeutage. Mais seront-il assez costarcostauds, cachevalier et monture pour vaincre le bestial ?

C’est qu’on en a vu défiler des présomptueurs et des sivains dont le cracheur de feu n’a fait qu’une bouchée mais ce vertugredin-là semble d’une autre marietrempe.

Les désossetilités dont elle, la princefesse, est l’enjeu ne tardent point d’ailleurs à s’engamélanger.

Georges de Lydadirl à dada – car c’est bien de lui qu’il s’agite –sort sa colicauchemarde et en fiche un grand coup dans l’oeiltorv de la bête.

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En retour le crachebousin pyrocrashe mais la cavale-star n’a pas été nourri à la petite bière. Le léquidé en pétard jeumpe par-dessus les flammèches.

Georges lance un deuxième assaut et qui n’est pas de courtoisie. Il tambourpiffe les écaillharissures, il tranchetronche à tout va, il déshydrate de l’herne à ne plus savoir où amidonner de la tête. Bientôt le bestial entailladé paindépisse le sang de partout. Dans un dernier sursaut il fait jaillir de son mâchecoulis une dernière pétarasade de pestepétrole enflammé. Mais le cachevalier est déjà descendu de son Jolisauteur et grimpant tout le long de son échine à pied, il lui troue le conservelas d’un grand coup de ramasse-bourier.

Le dragontrançonneur sonné chancelle du Colbacktowhereyouoncebelong puis s’écroule d’un seul coup aux pieds du Souveraindanlfroc qui n’en revient pas.

Alors les circonspectateurs se lâchent ! Ils poussent un grand charivhourra, portent l’hérosantidote en triomphe et viennent le déposer aux pieds de la princefesse pour la grande aubescène du deux.

- Maintenant vous êtes mienne, dame Cucunégonde, déclare le gagnagalant à la belle, puisque vous étiez le bélenjeu de ce combat. J’ai bien hâte c’est vrai que nous nous ébatifolions sous votre baldaquin mais avant que je soye d’une humeur fortaquine, mon estomac crifamine. Vous voudrez bien vider la bête et m’en cuire les partigrasses. Pendant cestuy temps que cela cuillera, votre paternul et moi-même allons zapouiller devant ménestrelles et tapeurs de baballes. Surtout, réservez-moi les solilesses, Mapoulette !

Facrotale erreur d’aspicologie !

La princefesse s’empare d’un grand couscoussier de marque Marmitondorg et le lui balance en travers du frontal pas à l’Apache.

- Hola Machoguilhomme, on ne m’a pas demandé mon sentiment et je ne suis poinct du genre à en faire. Nenni suis le grolo du loto, la falote du phallo, le cache-pot du charlot ! Damnature sur toi pour ces puanpropos !".

Elle l’éméleftourbit, le matducouloire, l’ourlette, l’upperpacute, le chassériaute et l’isaure par la fenêtre.
Se relevant du tadpurin dans lequel il est chu, il lèvepouce et dit :

- Poinct ne battrai femmenifleur en reprépousailles, ce n’est point dans mes uscoutumes, je prèfère laisser péronchonnelle à paternul. J’ai dû me tromper d’espastempe ! Ou alors estions ici en pays de galette complète Mandingue ? Je préfère m’esbigner les rougnolles avant qu’il ne m’en outrecuise plus ! Adieu vat, follegensses !".

Et de fait tandis qu’il s’éloigne dans le soleil couchant en chantant « Aïe ! Me poure l’aune, zoo me nuit, Saint-Georges suis » les Libyens trop affamés déchiquètedugrallent la carcasse du monstre pour transformer les écailles en porte-clefs alors que ni serrure ni clé n’ont encore été inventées en cestuy temps et découpent l’amibidoche de ce gros mouton pour en faire haricomestible.

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- Si tu veux mon avis, cow-boy, lui confie un peu plusloin sa cavale, il y a une Gilberlafaille dans le continuum spécieux-temporal. Va savoir, si j’en juge d’après la façon dont je claudikadicke, si nous ne sommes pas dans un univers paracoudanlèle ! Peut-être même erratiquons-nous dans une nouvelle de Joe Krapov !

- Par Tout Matisse et Bel Eros ! Si tu as raison, Jolisauteur, dis moi donc ce que j’ai fait au Seigneur pour mhériter cela ?

- Je ne sais pas mais vlà l’boute, dit le cheval en partant au gallo.

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8 septembre 2013

Rébus pour Joye

Tu es vraiment une fille géniale

6 septembre 2013

Sans chemise, sans pantalon (Joe Krapov)

J’écris le slam de l’homme en slip qui slalome rue d’Isly en gueulant aux passants qu’il lui faut du müesli pour aller à Oslo. 

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J’écris le slam du type en kilt qui joue aux osselets et plante la phacélie au cimetière d’Elseneur et réclame un cheval pour fuir à tout jamais ce royaume pourri brûlé par le Gulf stream et l’orchestre des vents à tout jamais mauvais.

J’écris le slam du string de Lady Godiva qui jouait du violon tout près du Papyrus, immeuble de bureaux de la rue de Lorient et le soleil se lève et jamais ne se couche et les dancings fermés ne rêvent plus de pluie depuis je ne sais plus, disons comme Aragon depuis que je me suis séparé de mon premier slip aéré dont tout le monde se contrefiche.

J’écris le slam de la madone du sleeping Paris-Méditerranée qui en gare de Sète cherche son terminus près de la tombe à Georges mais ne la trouve pas. Ce qu’elle a sur le cul est garni de dentelle mais le poète est mort et ne peut plus bander toute son énergie pour attirer la belle. Ah la la ! Quel gâchis ! Elle qui justement cherchait une moustache parce que c’est meilleur, le slam, avec du poil. 

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J’écris le slam du gars d’Oslo dont le slogan est « tous au slow à l’élastique » et sur son pagne est dessiné un plan de campagne finlandaise où les bergers sur des échasses gardent les moutons des nuages coincés au chambranle des portes.

J’écris, vous l’aurez deviné, le slam du réchauffement climatique, de l’industrie textile restée sur le carreau car il n’est plus besoin de porter de chemise, la cravate est tombée et nous errons pieds nus sous quarante degrés partout sur nos gamelles. Un reste de pudeur fait que d’aucuns portent encore un kilt en Elseneur, un caleçon rue d’Isly, un bermuda au Triangle à Rennes, un string en Slovaquie, un slip au Vatican pour voir son Eminence.

J’écris le slam de l’archiduc mort à Sarajevo le même jour que moi enfin le même jour quarante années plus tard où moi j’ai vu le jour pour la première fois. Il y avait encore de l’eau tombant du ciel et nous portions alors d’affreuses barboteuses. Je me souviens encore de ce siècle passé, le slam n’existait pas et l’on se demandait dans les chansons d’alors si les chemises de l’archiduchesse étaient bien sèches * et l’on avait projet d’aller pendre son linge sur la ligne Siegfried pour voir si l’antisLASH VOLAIT DES VACHES QUI RIT. C’était guerre contre paix.

Loin des réclames de la lessive, hors du temps qui délave tout « cause you know that time, time fades away » j’écris le slam des lessivés qui en ont pris plein les gencives, des gnons, des champignons, des hallucinations, de la science-fiction et des coups de bâton et qui slamment ici leur dernière salive et crachent pour demain des salves de noyaux d’olive avant que ne se pratique une explosion d’ogive en grand bouquet final de l’évaporation d’une espèce de monde assez chic, assez chié, asséché à jamais.

  *

1 septembre 2013

LES HEUREUX ET LES DAMNES

LES HEUREUX ET LES DAMNÉS

- C’est l’histoire d’un mec qui est né dans un bled nommé Ascalon. On va l’appeler H. pour faire court. Il est le fils d’Antipater, le bras droit d’un gangster nommé Hyrcan II qui détient le pouvoir sur tout un territoire de l’empire des jeux. A l’époque où commence le périple, H a déjà du sang sur les mains. Il s’est débarrassé d’un concurrent nommé Ezéchias mais grâce à l’intervention de son avocat, Maître Saméas, H. a été relaxé au bénéfice du doute par le juge Sanédrin.

- C’est le scénario du remake du « Parrain » que tu nous amènes-là ? Ou une resucée des « Soprano » ?

- Au début du film, il vient d’être recruté par le boss de la Mafia, Sextus Caesar qui a besoin d’un stratège en Samarie. Mais Sextus Caesar est assassiné.

- D’où la réplique un peu brute « Tu quoque mi fili ! ». Tu nous proposes un péplum ou quoi, là ? Je te signale qu’on n’aura pas le budget de « Cléopâtre » pour ce film !

- Antipater et H. se rallient alors à Cécilien Bass dont la spécialité est le racket des potentats locaux mais Antipater est assassiné par Terence Malik, un notable qui rechignait à casquer et qui rêvait de prendre sa place. H. nommé intendant de Syracuse par Cassius Clay venge son père en faisant assassiner Malik près de Tyr.

- Je rêve ou j’ai enfin entendu le mot « tire » ? Ça manquait cruellement de moyens de locomotion, jusque-là, pour un road-movie !

- Puis il y a une guerre des gangs entre H., son frère Phasaël, Antigonos et Marion. H. soudoie le grand Tonio qui est devenu le patron de la Mafia entre temps. Comme il a versé bonbon, il est nommé tétrarque.

- « Touchez pas au grisbi » ? « L’argent de la vieille » ? Ah non, je confonds avec l’or et Pétrarque !

- Mais bientôt le clan des Siciliens envahit le secteur. Phasaël, Antigonos et Hyrcan II sont pris en otages par leur chef, Balthazar Farnese. H. s’enfuit de Jérusalem avec 9000 hommes.

- 9000 hommes !? Bonjour la facture des figurants ! Tu prends Canal + pour Cecil B. de Mille, le facteur Crésus ou l’abbé Gomme ou quoi ? Et Jérusalem, maintenant ? Tu crois qu’on va pouvoir aller là-bas tourner les lamentations de ton héros qui va droit dans le mur ?

- J’y peux, rien, c’est inspiré de faits réels ! Ils tombent dans une embuscade mais il parvient à mettre sa famille en sécurité à Massada et à aller chercher du renfort à Pétra. Mais le succès des Siciliens est sans lendemain et finalement H. devient le patron de toute la Mafia. Il consolide son pouvoir, fait exécuter 45 notables, il s'allie à la Mafia russe par son mariage avec Mariamne, fait nommer Aristobule III, son beau-frère de 17 ans comme bras droit puis, le jugeant trop populaire, le fait noyer sans tambour ni trompettes dans une piscine près de Jéricho. Plus tard, il fait exécuter son beau-frère Joseph, sa belle-mère, et même sa propre femme à la demande de sa sœur Salomé qui accusait celle-ci d’infidélité. Il devient à moitié fou et la caméra le suit alors qu’il a entrepris de massacrer tous les mômes de moins de deux ans sous prétexte que son successeur à son poste est parmi eux.

- Eh ben ! « Massacre à la tronçonneuse dans la maison Shakespeare», maintenant ! T’as des réductions chez un marchand de ketchup pour l’hémoglobine ? Tu me prends pour Tarantino ? Ecoute, je t’aime bien, Francis Scott, mais il y a un truc qui ne va pas dans ton pitch. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que tout est vieux, qu’on a déjà vu ça quelque part, que ça sent le réchauffé. Et il me semble qu’on t’avait demandé un scénario de road movie.

- Mais ça se passe en Syrie, en Judée, à Rome. Ca s’appelle justement « Herod’s movie ». C’est un concept intellectuel post-moderne : j’ai tout plagié sur Wikipédia, juste changé quelques noms, transposé de nos jours…

- Un film historique ! N’importe quoi ! Je crois qu’il vaut mieux que tu renonces. Tiens, je te rends ton dossier.

- Tu refuses de le tourner ? Alors là, tu me déçois. Je ne te reconnais plus, Francis Ford. Et puis on va passer pour des cons : j’avais pressenti Gérard pour le rôle principal et il avait accepté.

- Gérard ? Quel Gérard ?

- Ben, Depardieu, pardi !

- Tu as l’accord de Depardieu pour tourner ça ?

- Il a dit que si c’était toi qui réalisais, il se libérait tout de suite.

- Pourquoi tu ne m’as pas dit ça plus tôt, imbécile d’alcoolique ? Qu’est-ce que tu nous fais perdre comme temps, toi alors ! Rends-moi ce dossier, j’appelle le producteur. Je lui demande un à-valoir maousse pour que tu puisses continuer à te soûler la gueule comme un putain d’Irlandais génial que tu es et on le met en route dès demain.

- Ca roule !

Où lire Joe Krapov

Ecrit pour les Impromptuis littéraires du 26-08-13

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